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FLY In USA .. |
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par
Christian Patrice |
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Septembre
2002, Nathalie et moi (Christian, TT de 1995, 110h de vol) fêtons nos
10 ans de mariage entre amis. Elle m'offre mon rêve depuis que j'ai
passé mon brevet, voler aux USA. Andrew et Jane, des amis anglais
m'offriront le billet d'avion jusqu'en Floride. Le séjour s'effectuera
avec Andrew, pilote anglais, licence américaine et britannique, VFR et
IMC, 500 h de vol, plusieurs vols aux USA et aux Bahamas à son actif.
Après toutes les démarches pour la conversion de malicence en version
américaine et la recherche de loueur d'avions sur Internet, notre choix
se porte sur Clearater Airpark. Petit aérodrome proche de Tampa.
Le 25 mai 2003, Andrew et moi s'envolons pour la Floride.
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Clearwater Airpark |
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1er
jour 26 mai : Prise en main du Cessna 172 Skyhawk N998RA
Arrivée
à Clearwater Airpark où nous sommes attendus par Christina chef
pilote, John et Todd, instructeurs. Briefing sur les espaces aériens US
après avoir étalé la carte VFR Tampa / Orlando sur la table.
Ensuite Andrew et Todd partent ensemble sur un Cessna 172 et moi avec
John sur le N998RA pour le check out et le BFR (Biannual Flight review).
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Visite
prévol complète et c'est parti. Quelques tours de pistes, c'est mon
premier vol sur Cessna mais pas de soucis bien que quand même plus
lourd que les DR400 de l'aéroclub. Première RT en anglais. mais pas
trop compliqué car en auto information et pas beaucoup de monde dans
les environs. Sauf Andrew et Todd dans l'autre Cessna qui ne
s'empêchent pas de se moquer de mon french accent.
Ensuite
direction l'Ouest et le golfe du Mexique à quelques NM (et non l'Est,
attention à la CTR de Tampa) pour quelques exercices de maniabilité au
dessus des îles qui longent la cote (2000 QNH mini). |

Visite prévol
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Virages
à plus ou moins grande inclinaison, révisions procédures d'urgence,
choix d'un spot pour se poser en cas de panne moteur, une des grandes
plages rectilignes des îles (désertes si possible) ferait bien
l'affaire et on rentre à Clearwater. Quelques tours de piste
supplémentaires et voilà, après 1h24 de vol l'autorisation de louer
l'avion nous est donnée
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2e
jour 27 mai : Clearwater / Lakeland / Venice / Naples - 2h36mn - 165 NM
Première
nav et nous n'avons pas choisi la facilité (surtout pour moi).
Direction plein Est vers Lakeland. Tout de suite après le décollage,
on contacte la très " busy " CTR Tampa et là, les choses se
compliquent pour la RT en anglais. Cà va très vite mais Andrew est là
pour me donner un coup de main pour commencer. On transit vertical Tampa
1000ft QNH en suivant la 09/27, les Jumbos atterrissant en 18/36.
Ensuite nav tranquille jusqu'à Lakeland. Toujours cap 090 et nous avons
un aérodrome sous les ailes toutes les 5 minutes. Contact avec Lakeland,
c'est plus calme et le contrôleur est plus compréhensible que le
précédent de Tampa. Atterrissage complet et on se dirige vers le tout
nouveau lounge pour l'aviation générale. Superbe installations, comme
sur la plupart des aérodromes où nous nous rendrons par la suite avec
téléphone, ordinateur pour consulter la météo en temps réel,
déposer plan de vol etc….On pourrait jouer au golf sur le gazon
bordant la piste et les taxiways. On casse la croûte au restaurant du
1er étage. Et on repart destination le sud-ouest de la Floride.
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Lakeland et son tout
récent Jet center |
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On
se pose à Venice sur la cote ouest coté golfe du Mexique pour
continuer à pratiquer la RT en anglais le plus possible et on repart
pour le sud. La destination initiale de la journée était Key West mais
après un temps CAVOK sur le nord de la Floride, les choses se
dégradent vers le sud et le front nuageux et orageux que nous avions
repéré sur les ordinateurs de Lakeland est toujours là. On demande un
flight following à Fort Myers. On slalom entre les nuages. On arrive en
vue de Naples. Contact radio, approche, atterrissage et parking.
Vérification du temps au lounge aviation générale de Naples. Cà ne
s'améliore pas et on décide de rester ici pour la nuit. Les personnes
de l'accueil Aviation Générale nous réservent un hôtel en ville (Inn
on fifth, super) avec tarif préférentiel pour les pilotes et nous
commandent un taxi là aussi prix en charge par l'hôtel toujours grâce
à nos qualités de pilotes. Nous repartons chercher nos affaires dans
l'avion et c'est alors que l'orage éclate et nous nous prenons des
seaux d'eau sur la tête. J'essaye tant bien que mal de me réfugier
sous les ailes hautes du Cessna mais la meilleure solution est dans
l'avion. L'accueil de Naples nous envoie un mini van à la rescousse
avant que l'on périsse noyer sur le tarmac. Donc super service à
Naples Airport.
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Golfe du Mexique |
Naples |
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3e
jour 28 mai : Naples / Okechobee / Vero Beach / Fort Pierce / Nassau
Int'l (BAH) / Normans Cay / Staniel Cay - 5h42mn - 428 NM
La
météo ne s'est pas améliorée sur le sud en direction des Keys. Mais
dans le Nord, c'est toujours bien. On décide de partir en direction du
Nord-Est, Vero Beach, où on vérifiera la météo entre la Floride et
les Bahamas. Refuelling et c'est parti non sans avoir éprouver les
pires difficultés à démarrer le Cessna.
Le plafond n'est pas terrible au départ de Naples mais remonte assez
vite après avoir pris le cap 040. On passe verticale Les Everglades où
il ne ferait pas bon avoir une panne moteur (attention aux crocodiles),
un Touch & Go à Okeechobee, petit aérodrome de " campagne
" avec 2 longues pistes perpendiculaires, où on doit ouvrir les
yeux car il y a quelques avions dans le circuit ensuite direction Vero
Beach. Accueil assez froid du contrôleur de Vero Beach et c'est normal
vu qu'on s'annonce tardivement sur sa fréquence et que le trafic est
assez dense. Arrivée à Vero Beach, on vérifie la météo pour les
Bahamas et cela ne se présente pas trop mal. On y va. Un saut de puce
jusqu'à Fort Pierce (Port of departure pour les Bahamas), formalités
de douane, dépôt de plan de vol DVFR international, dernière infos
météo prise avec un météorologue par téléphone.
Décollage et montée au niveau FL55 en longeant la cote vers le sud et
contact avec Miami Center. Travers West Palm Beach, on prend le cap 130
direct pour Nassau. Après environ 10 mn de vol, Miami Center nous
conseille de virer au 090 pour éviter la masse nuageuse. Ce n'est pas
plus mal, nous volons maintenant en direction de Grand Bahama Island et
son aéroport international Freeport qui n'est qu'à 30-35 mn des cotes
de Floride. On ne sait jamais avec toute cette eau sous les ailes. On
quitte Miami Center et on contacte Freeport pour transiter dans la TCA.
On transite à quelques NM à l'ouest de l'île et direct sur Nassau. Le
temps est toujours couvert mais plus de problème de plafond et la
visibilité est parfaite. Contact avec Nassau. La compréhension en
anglais est quand même plus facile avec les contrôleurs de Nassau ou
Freeport. Pas beaucoup de trafic est nous sommes en très longue final
pour la 14, je dirai même plus en immense final pour la 14. Une finale
de quelques dizaines de NM. Le contrôle nous demande de prendre le cap
160 car un Jumbo nous rattrape pour aussi une finale pour la 14.
Finalement, il ira moins vite que prévu et on pourra revenir s'aligner
en finale pour se poser avant lui. Roulage jusqu'au General Aviation
Terminal et les Customs. On vide l'avion pour passer devant les
douaniers et remplir les formalités.
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Nassau Custom
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Décollage en 21 Normans Cay |
Normans
Cay |
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Refuelling et départ
pour Normans Cay à environ 40 NM où on espère trouver une chambre
pour la nuit. Sur la route entre Nassau et Normans Cay, on aperçoit une
immense trace de pétrole à la surface de l'eau de quelques kilomètres
de long. Sûrement un résidu d'un dégazage sauvage. No comment. Nous
signalons le fait au contrôleur de Nassau et poursuivons notre route.
C'est à ce moment que le Cessna décide de nous faire une petite
frayeur. Un petit bruit anormal survient dans le moteur comme si une
impureté était passée dans le carburateur. Phénomène très rapide
et qui ne se reproduit pas. On garde 4 yeux sur les instruments mais
tout à l'air normal, Normans Cay n'est plus très loin.
Normans Cay se trouve au Nord d'un chapelet d'îles appelé Exuma
Islands s'étendant du Nord au Sud sur plus de 100 NM. Contacte en auto
info sur 122.8 (comme pour l'immense majorité des petits terrains sur
les îles) pour Normans Cay. Vertical terrain, vérification de la
direction du vent et on se reporte en vent arrière pour la 03. Premier
atterrissage sur une si petite île, impressionnant !. Le début du
runway 03 est sur la mer et on atterrit dans un couloir entre de hauts
arbres. La piste est longue (plus de 1000 m) mais attention au vent de
travers et il vaut mieux faire une longue finale pour bien stabiliser
l'appareil.
On range le Cessna à coté du bimoteur du propriétaire de
l'hôtel Mc Duff's qui se trouve de l'autre coté de la piste à
seulement 100 m. Malheureusement l'hôtel est exceptionnellement fermé
et il nous faut donc repartir. Problème, le VFR est interdit après le
coucher du soleil aux Bahamas (et non pas 30 mn après). Je crois savoir
que c'est à cause du trafic de drogue ! ! Il nous reste ½ heure pour
aller à Staniel Cay à 40 NM de là. Rapide taxi et on s'aligne sur la
21. Freins, plein gaz, manche en arrière, freins lâchés et on
décolle. Dés qu'on passe au dessus des arbres correction obligatoire
à cause du vent de travers. 20 mn de vol direction sud et on est
vertical Staniel Cay. Là aussi personne dans le circuit, intégration
et atterrissage piste 16 cinq minutes avant le coucher du soleil. Pas de
problème particulier, piste supérieure à 1000 m, assez large et en
excellente condition.
Le propriétaire de l'unique épicerie de l'île nous aide à trouver
une chambre (pas fantastique mais climatisée ! ! !) et nous y conduit
en golf cart. Le soir repas à l'unique restaurant de l'île et partie
de billard avec les habitants du coin ! ! Et enfin une bonne nuit après
cette longue journée.
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Staniel Cay |
Farmers
Cay |
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4e jour 29 mai :
Staniel Cay / Cape Santa Maria / Hawks Nest / Stella Maris - 2h12mn -
140 NM
On décide de profiter de
la mer et des plages une grande partie de la matinée. On loue un petit
bateau à moteur et on va jouer à James Bond. Pas loin de là se trouve
Thunderball cave, sous un gros rocher. Une grotte sous-marine où a
été tournée Opération Tonnerre avec Sean Connery. L'accès à la
grotte se fait par 3 entrées autour du rocher. On plonge en apnée avec
masque, tuba et palmes et traversons un petit goulet immergé qui nous
fait déboucher à l'intérieur du rocher. Fantastique. Des poissons
partout, un vrai aquarium géant. Nous avons quelques bouts de pain que
nous agitons dans l'eau dans nos mains. Des centaines de poissons se
ruent sur la nourriture.
Après quelques promenades autour des petites
îles des environs, retour au Cessna et préparation pour un vol qui
durera 1h en direction de Cape Santa Maria 75 NM au cap 130. Une superbe
plage de sable blanc au Nord de Long Island. Après quelques jours de
ciel blanc, il fait grand bleu et les couleurs des Bahamas vu du ciel
sont absolument magnifiques. En route, nous souhaitons nous poser à
Farmers Cay, petite île au sud de Staniel Cay avec sa piste
pratiquement sur la plage. Verticale terrain et la piste est encombrée
par des bulldozers et des camions et est manifestement en réfection. Ce
ne sera pas pour cette fois-ci ! !
Ensuite, vol sans histoire jusqu'à
Cape Santa Maria. Vol en rase motte pour vérifier l'état de la piste
car cela n'à pas l'air terrible mais à priori pas de gros cailloux ou
de trous en formation. On se reporte en vent arrière et final pour la
13, sans avoir oublier de remarquer la carcasse d'un monomoteur dans les
arbres prés du seuil de la 31. Résultat d'une approche manquée il y a
quelques années. Finale au dessus du Cape Santa Maria Beach Resort,
hôtel bordant la superbe plage et atterrissage en douceur en gardant le
nez du Cessna le plus longtemps en l'air, la piste ne fait que 800m.
Parking et marche de 5 minutes sous la canicule jusqu'à l'hôtel et sa
plage. Baignade rafraîchissante dans une eau absolument limpide et
supérieure à 30°C. Sable superbe. Ce n'est d'ailleurs pas du sable
mais de la poudre tellement il est fin. On loue un petit catamaran
pendant une heure pour s'amuser dans la baie et il est temps de
repartir.
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Arrivée sur Cape
Santa Maria |
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Cap Santa Maria |
Finale
sur Cape Santa Maria |
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Nous souhaitons commencer
notre remonter vers le nord et nous dirigeons vers Hawks Nest sur Cat
Island à 30 NM de Long Island. Traversée sans histoire, contact sur
122.8. Le terrain longe une longue plage de sable blanc sur lequel se
trouve l'hôtel Hawks Nest Resort. Vent arrière pour la 26,
atterrissage sans problème (il y a 1500 m de piste) et parking. La
propriétaire de l'hôtel tout proche nous rejoint sur le tarmac pour
nous expliquer qu'elle a essayé de nous contacter à la radio pour nous
indiquer que l'hôtel était complet ! ! Nous ne l'avons pas reçue.
Elle nous indique qu'il y a des chambres disponibles à Stella Maris,
seulement 10 minutes au sud de Cape Santa Maria d'où on arrive.
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Tant pis le coin avait
l'air sympa. On refait la traversée en sens inverse, on repasse
verticale Cape Santa Maria et on a vite en vue Stella Maris "
international " ( ! !) Airport. Toujours aussi peu de monde en
l'air mais il se fait tard, approche et atterrissage sur la piste 31. Le
taxi, prévenu par Hawks Nest nous attend et nous conduit au Stella
Maris Resort à 5 mn de l'aéroport.
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Stella Maris |
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5e jour 30 mai :
Stella Maris / Normans Cay / Governors Harbour / Spanish Cay - 3h48mn -
285 NM
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Aujourd'hui, retour sur
Normans Cay. 1h30 de vol en longeant toutes les minuscules îles de la
Exuma Chain. Pas moins de 12 aérodromes sont praticables sur les
innombrables petites îles de cette chaîne. De la minuscule Leaf Cay
avec sa piste d'environ 400 m, ou bien Rudder Cut Cay où si vous êtes
trop long sur la 09 ou 27, vous finirez dans l'eau jusqu'à l'aéroport
Exuma International au sud de la chaîne avec ses 2700 m de piste.
L'attraction de Normans Cay est un DC-3 a demi immergé dans les eaux du
lagon. Quelques virages serrés au dessus de l'épave pour les photos et
on atterrit toujours piste 03. Au restaurant Mc Duffs, nous rencontrons
des américains qui acceptent de nous emmener sur leur petit hors-bord
prés du DC-3 pour une séance de plongée en apnée. L'histoire raconte
que le DC-3 servait au trafic de drogue et s'est crashé en 1969 alors
qu'il était poursuivi par les garde-côtes. Drôle d'expérience pour
un petit pilote de plonger dans une épave d'avion ! ! ! Andrew
m'explique qu'il est possible de se retrouver nez à nez avec un requin.
Mais ce ne sera pas pour cette fois-ci. |

Le DC3
et
Les 2 compères |
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Retour au Cessna et on
décide de passer notre dernière nuit aux Bahamas à Spanish Cay,
petite île ayant la forme des îles britanniques (il faut quand même
être anglais pour trouver cette ressemblance) tout au nord de
l'Archipel au large de Great Abaco Island. Avec escale à Governors
Harbour sur Eleuthera Island pour refuelling. La traversée jusqu'à
Governors Harbour est superbe avec tous ces bancs de sable à fleur
d'eau. Pas de difficulté pour l'approche et l'atterrissage sur cette
longue et large piste en bordure de baie.
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Alignement et décollage
en 33. Nous suivons la mince bande de terre en direction du Nord-Ouest,
verticale Glass window bridge, pont naturel avec arches reliant le nord
de l'île à sa partie principale, transit via North Eleuthera Airport
et la traversée jusqu'à Great Abaco Island commence au FL55. Après 10
mn de vol au dessus de l'eau, le moteur du Cessna nous refait ce même
petit bruit bizarre qu'il y a 2 jours.
Là aussi qu'une seule fois et tout aussi rapidement. Là encore, grand
silence dans l'avion et on surveille tous les paramètres. Nous avions
choisi une directe sur Marsh Harbour, aéroport principal de l'île mais
nous décidons d'obliquer pleine ouest pour toucher le plus tôt
possible le sud de l'île avec sa première piste praticable : Sandy
Point. |
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Mais plus d'autres alertes et ce phénomène ne se reproduira
plus jusqu'à la fin du voyage ! ! Après avoir longé toute l'ouest de
l'île, nous arrivons prés de Spanish Cay. Nous manquons de rater cette
petite île en passant trop à l'ouest. Ne pas toujours faire confiance
au GPS ! ! Verticale et intégration pour une finale en 30 passant par
dessus le seul hôtel de l'île. C'est le signal pour les propriétaires
pour envoyer le taxi (un golf cart, pas de voiture sur l'île)
récupérer les arrivants. Piste en parfaite état, longue et large sur
cette île toute en longueur.
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Malgré cela,
l'atterrissage n'est pas le meilleur du séjour. Un petit vent de
travers nous dévie vers le bord gauche de la piste et les arbres après
le toucher des roues. Je suis aux commandes et avant que j'ai le temps
de corriger au palonnier, Andrew prend le contrôle dans un reflex de
pilote. Ceci nous vaut une jolie embardée par la droite mais tout
rentre rapidement dans l'ordre et on vient se garer à coté des
palmiers. Notre " taxi " arrive et nous emmène à l'allure
vertigineuse de 10 km/h par un chemin serpentant tout le long de l'île
au milieu du végétation luxuriante jusqu'à l'hôtel. Dernier soir au
Bahamas et il ne faut surtout pas partir sans avoir goûter le plat
typique. Le Conque : grand coquillage servit à toutes les sauces. Pour
moi ce sera un Conque Burger ! ! Bon pas génial mais çà ira.
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6e jour 31 mai :
Spanish Cay / Freeport Int'l / Fort Pierce / Palm Beach CO Glades /
Sarasota / St Petersburg Int'l / Clearwater - 5h42 - 410 NM
Il y a un petit poste
douanier à Spanish Cay. Mais vraiment petit. Bien que nous ne quittons
pas directement le territoire, il vaut mieux faire tamponner les
documents douaniers pour signaler notre passage. Ceci est valable dés
qu'on atterrit sur un aéroport douanier aux Bahamas. Mais si on oublie,
cela ne doit pas être bien grave ! !
Décollage en 30 et cap à l'ouest pour rejoindre Freeport Int'l pour
les formalités de Douanes et le plein des réservoirs. Survol de Grand
Bahama Island, assez déserte et on se régale encore les yeux avec ces
couleurs Lagons bleus et ces plages de sable immense. Contact avec
Freeport, la RT en anglais ne pose maintenant plus de problème! Nous
sommes numéro 2 après un Jumbo pour la 24. Le contrôleur nous mais en
garde sur les turbulences possibles et nous décidons pour plus de
sécurité de faire notre finale sur un plan supérieur à celui du
Jumbo pour toucher les roues après son point de contact. La piste est
largement assez longue. Atterrissage et taxi sur les 1500 m de pistes
restantes.
Contact avec Freeport Ground qui nous guide jusqu'aux
Customs. Taxe, formalités et dépose de plan de vol DVFR pour retour
vers les USA. Nous contactons la douane à Fort Pierce, notre port
d'entrée. Les douaniers nous demande si nous sommes " nationals
" mais nous répondons qu'il y a un anglais et un français à
bord. En pleine guerre d'Irak, les douaniers s'amusent de ce mélange
culturel et s'étonne qu'un anglais et un français puisse cohabiter
dans un si petit espace tel qu'un cockpit de Cessna. Tout ceci bien bien
sûr sur un ton très sympathique. Toutes les formalités et les
réservoirs remplis, nous repartons et taxi pour la piste 24. Après
avoir quitter Freeport Ground pour Freeport Tower, nous attendons
quelques 15-20 minutes au point d'attente pour laisser atterrir tout le
trafic en finale. Il fait chaud dans l'avion et enfin nous avons notre
clearance pour un " expedite " rolling take off car le trafic
ne désemplie pas pour autant.
Décollage et cap au 310. Nous quittons Grand Bahama Island et les
Bahamas par West End Point, tout à l'ouest de l'île, avec son
aéroport abandonné mais qui semble quand même praticable en cas
d'urgence.
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Freeport Int'l |
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La " contiguous US
ADIZ line " à partir de laquelle il faut absolument contacter les
contrôleurs américains sur Miami Center se rapproche de plus en plus
et le contrôleur de Freeport tarde à nous libérer. Cela ne nous
intéresse pas trop de faire des 360 au dessus de l'Océan en attendant
la clearance. Enfin, Freeport nous libère et nous pouvons contacter
Miami Center pour entrer dans l'espace aérien US.
Le temps ne s'est pas
amélioré sur le Sud de la Floride depuis 4 jours mais sur notre route
au FL75, ceci ne se traduit que par quelques cumulus qu'il faut
soigneusement éviter en zig zag. Après un dernier survol maritime
d'environ 45 minutes, nous arrivons en vue des côtes américaines et
remontons vers le nord jusqu'à Fort Pierce. Finale pour la 27 au dessus
de l'océan et la lagune et taxi jusqu'aux Customs.
On décharge le
Cessna et on se présente devant les douaniers pour le contrôle. Ce
sont les deux mêmes officiers qui nous ont répondus au téléphone et
il semble très content de se retrouver en face d'un Frenchie et du
British ! ! ! Nous serions arrivés à 2h du matin, ils nous auraient à
coup sûr attendus. Petits " pics " envoyés à l'encontre de
la France, Andrew en rajoute un petit peu et me voilà seul contre 2
américains et un anglais. Après évocation dans une ambiance bon
enfant de Napoléon, La Louisiane, Lafayette, la 2nde guerre mondiale,
etc… c'est tout juste s'ils contrôlent nos passeports et autres
documents.
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Finale à Fort
Pierce |
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Pour rentrer à
Clearwater, il nous reste à traverser d'Est en Ouest toute la Floride.
Nous évitons une directe qui nous ferais transiter par les larges zones
militaires de Avon et Lake Placid. Depuis le 11 septembre et par les
temps qui courent, il vaut mieux éviter de se frotter à l'US Air Force
et ce serait dommage de finir le séjour avec 2 F16 dans nos 6h ! ! !
Donc direction sud-ouest pour passer par le sud de Lake Okeechobee,
immense lac au milieu de la Floride. On décide de faire une petite
halte à Palm Beach CO Glades sur le bord sud du lac. 2 avions dans les
environs dont un larguant des parachutistes. On se pose pour un complet
et on regarde les paras atterrir à 2 pas du tarmac. L'un deux ratera le
spot d'atterrissage et ira se poser au loin derrière les palmiers. On
aurait bien souhaité refueller mais déjà 2 avions à la pompe et il
ne semble pas très presser.
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Palm Beach CO Glades |
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Il faut être rentrer
avant la nuit et nous repartons direction Sarasota un peu au sud de la
CTR de Tampa. Cap 270 jusqu'au très Frenchie VOR de " La Belle
" et cap direct sur Sarasota au cap 300. Le temps est toujours
dégagé sur le Nord de la Floride et la Nav ne pose pas de problème.
Comme la plupart du temps en Floride, c'est tout plat ! ! ! De toute
façon, en cas de souci, il suffit de demander un " flight
following " au contrôle le plus proche qui vous guidera jusqu'à
destination. Le contrôle de Sarasota nous indique la 32 et on arrive
directement en finale. Le trafic n'étant pas très dense en cet fin
d'après-midi. Sarasota Ground nous guide jusqu'au JET CENTER, superbe
installation pour l'aviation générale avec toutes les facilités
possibles. On se gare au milieu de centaines de mono et bimoteurs.
Après une semaine de vol ici, plus de doute, la planète aviation
américaine est à des années lumière de la notre. Je trouve la
remarque d'Andrew tout à fait juste : les américains font tout leur
possible pour avoir le plus d'avions dans le ciel, alors que chez nous,
on se demande parfois si ce n'est pas le contraire.
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Sarasota |
Skyway Bridge |
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Il nous reste 35 NM avant
Clearwater et un dernier Touch and Go à St Petersburg Int'l, seulement
5 NM sud-ouest de Clearwater, s'impose. Dés que les roues ont quittées
la 32, nous contactons Tampa Approche et nous indiquons nos intentions.
Transit vertical Skyway bridge, immense pont de plusieurs km enjambant
la baie de Tampa, à 1200 QNH maxi impératif. Tampa Int'l est tout
proche et nous allons passer dans l'axe de décollage des chasseurs de
Mac Dill Air Force Base. Tampa App nous libére pour St Pete Tower qui
nous indique numéro 1 pour la 22. Vent arrière et finale au dessus de
la baie. Un appareil se posant sur la 35R indique qu'il y a des tortues
sur la piste ! ! Touché et arrivée sur Clearwater 5 mn plus tard dans
le soleil couchant.
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En incluant le 1er vol
d'instruction, ce sont prés de 21h30 qui viendront enrichir mon carnet
de vol.
Après cette semaine de vol quand même intensive, où nous avons
essayer de voir le maximum de choses, je ne peux que conseiller à ceux
qui ont la chance de passer quelques vacances aux USA de tenter
l'expérience.
Pour les Bahamas, malheureusement, de plus en plus de loueur d'avion
demande maintenant une qualification IFR avec minimum de 200h de vol ! !
J'insisterai finalement sur la qualité des services offerts aux pilotes
privés à toutes nos escales. Outre toutes les documents et cartes
officiels, le " Bahamas & Caribean Pilot's Guide ", pour
les îles, est indispensable avec un maximum d'informations sur toutes
les pistes praticables et logements, taxis, location de voiture etc…
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Christian PATRICE |
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